Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 16:45

 

Saviez vous qu'en ce moment des punks, emos, gothiques ... Se font lapider dans les rues de bagdad par des miliciens chiites ?  

Qu'on t'il fait pour mériter ça ? C'est simple, leurs codes vestimentaires n'est sois disant pas conforme, mais le vrai problème c'est que ces styles sont des styles occidentaux ! Les miliciens font le raccourcis suivant, occidentaux = américains = envahisseur.  Sachant qu'en plus les USA ont créer un chaos indescrtibles en irak... 

Voilà ou nous en sommes, rejet de l'occident, radicalisation religieuse, haine qui ne peut se contenir...

Il y' aussi le problème du parallèle établis entre le satanisme et ces styles n'anyant rien avoir. D'ailleurs les satanistes n'ont ils pas été inventé par notre cher système vivant sur la peur ?

Pour finir ce petit article, je dirai simplement qu'avant ces problèmes étaient moins récurents, ils étaient plus acceptés par les gens, mais depuis que les américains sont venus, ont vu, ont tout foutu en l'air, ces styles occidentaux apparaisent comme un crachat à la figure des plus radiacaux au plus modérés.

Remercions donc, les saintes croisades pétrolières de l'amérique ! 

 

 et voilà pour finir en chanson ! fuck yeah !


 
Par Raven Lyme - Publié dans : Répression policière/anti-militarisme
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 10:59

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 Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi on a tout su au sujet de ce qui se passe en Egypte, en Syrie ou en Libye et pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit sur ce qui se passe en Islande :
En Islande,
- le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet,
- les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière
- une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution.
Et tout cela, pacifiquement.
Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise.
Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans.
Que se passerait-il si les citoyens européens en prenaient exemple ?

Brièvement, voici l’histoire des faits :
- 2008 : La principale banque du pays est nationalisée. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est en banqueroute.
- 2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées et qu’elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement.
La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.
- 2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.
En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.
En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix.
Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise.
Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent.
Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays.
Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise.
Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain.
On élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes.
- L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.
Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives.

Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise :
- Démission en bloc de tout un gouvernement
- Nationalisation de la banque
- Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales
- emprisonnement des responsables de la crise et
- réécriture de la constitution par les citoyens

Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ?
En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ?
A-t-on vu des images de ces faits à la TV ?
Bien sûr que non !
Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde.

 

 

http://webzine.resistance.tk/webzine_article.php?t=11708

Par Elias - Publié dans : politique
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 19:42

 

ALERTE... ALERTE... FUKUSHIMA !!
Des nouvelles extrêmement alarmantes nous proviennent de FUKUSHIMA...

Le bâtiment du réacteur 4 source de toutes les inquiétudes des experts internationaux qui ne peuvent s'exprimer dans les médias officiels, est dans un état de délabrement tel que l'ex ambassadeur Japonais en Suisse Mitsuhei Murata a tenté d'alerter le Monde en s'adressant par écrit à Ban-KI Moon secrétaire des Nations Unies mais aussi au premier ministre Japonais...

Ceci pour les alerter de la gravité de la situation qui pourrait selon selon son analyse publiée et commentée par un autre diplomate Japonais Akio Matsumura SUPPRIMER TOUTE VIE SUR TERRE !!

Pour prendre conscience de la gravité de tout cela et des différents éléments d'inquiétude, voici d'abord un article récapitulatif publié en Janvier, de l'état de l'ensemble des installations de Fukushima et des risques associés.
Lisez attentivement tout ce qui concerne le réacteur 4 et le bâtiment associé...


http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-en-janvier-2012-97601880.html

Comme vous le constatez le bâtiment est fortement déstabilisé (photo de cet article) et dans la piscine de ce bâtiment se trouve 229 tonnes de combustible.

L'effondrement de cette piscine représente une épee de Damoclès sur la tête de l'Archipel. Et des rumeurs de plus en plus insistantes font état d'une réflexion actuelle (préparation ?) du gouvernement Japonais pour prévoir l'évacuation des habitants Tokyo inclus à minima...
Mais pour aller où ?

De plus l'abandon de toute la zone représenterait aussi l'abandon des systèmes de refroidissement des autres structures (coeurs et piscines) qui représentent au total plus de 2400 tonnes de combustible... Livrés ainsi à un enchainement mécanique d'augmentation de température... De fusion... D'explosion... Qui irradiera et contaminera à minima tout l'hémisphère Nord. L'Apocalypse...

En date du 9 avril sur son blog, le diplomate Akio Matsumura avertit que la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon peut finalement se transformer en un événement capable d'éteindre toute vie sur Terre.

Pour étayer ses propos il relate la déclaration de l'ex ambassadeur du Japon en Suisse Mitsuhei Murata qui s'exprimant lors d'une audience publique de la commission budgétaire de la Chambre des Conseillers du 22Mars 2012,

Murata a averti que "si le bâtiment sinistré du réacteur de l'unité 4 - avec 1.535 barres de combustible dans la piscine de combustible usé à 100 pieds (30 mètres) au-dessus du sol - s'effondre, non seulement il va provoquer un arrêt de tous les six réacteurs, mais affectera aussi la piscine de combustible usé contenant 6,375 commune barres de combustible, situé à quelque 50 mètres du réacteur 4.

Dans les deux cas, les barres radioactives ne sont pas protégés par une enceinte de confinement; dangereusement, ils sont ouverts à l'air. Ce serait certainement provoquer une catastrophe mondiale comme nous l' aurions jamais connu.


http://www.scoop.it/t/fukushima-informations/p/1566632355/eng-trad-fukushima-le-reacteur-4-la-vie-sur-la-planete-terre-dans-la-balance

Mais les déclarations de l'Abassadeur Mitsuhei Murata vont plus loin... Car outre la multitude des différents détails, qui rejoignent les analyses d'Arnie Gundersen et des autres experts indépendants qui essayent depuis des mois sur les risques encourus par la planète autour de Fukushima, il précise notamment que cette catastrophe serait 85 fois pire que celle de Tchernobyl...

Enfin considérant qu'il était de son devoir d'avertir Le Monde t d'autre part il a adressé une lettre à Ban-KI Moon le secrétaire des Nations Unies. Mais aussi au premier ministre Japonais Yoshihiko Noda pour le peuple Japonais.


http://akiomatsumura.com/2012/04/682.html

Depuis l'annonce de ces nouvelles nous sommes centrés sur les nouvelles venant de Fukushima. Car il est bien entendu pas neutre que ces diplomates aient décidé d'alerter le monde maintenant... Et aujourd'hui deux nouvelles sont tombés. Concomitantes...

Tout d'abord des séismes multiples ont été ressenties aux 4 coins du Monde. Et ce risque là est susceptible d'accélérer les étapes de cette catastrophe que l'on craint.
http://earthquake.usgs.gov/monitoring/operations/heliplots_gsn.php

Vous observerez que parmi les rares relevés qui n'ont pu être faits figurent ceux de Fukushima... Et voilà en cette fin d'après-midi qu'une autre nouvelle est tombée.

Venant cette fois-çi directement de Fukushima...
Avec l'arrêt automatique de la pompe du système de refroidissement de la piscine de l'unité 4 !! Celle de tous les dangers...


http://www.scoop.it/t/fukushima-informations/p/1588957466/bloomberg-jap-trad-arret-automatique-de-la-pompe-du-systeme-de-refroidissement-de-la-piscine-de-l-unite-4

Il y a t'il un lien avec ces secousses sismiques ? Devant la non information qui règne depuis plus d'un an, on ne peux que formuler des hypothèses... Toujours est-il que Tepco annonce une "anomalie" du système... Le terme même fait frémir. Malgré son intention de minimiser la gravité extrême de cette nouvelle...

Car si cette pompe ne redémarre pas la température va monter. Et que vont pouvoir faire de plus les techniciens sur place ?
L'expérience des événements successifs montrent que le moyens mis en oeuvre sont insuffisants... Car tout cela se fait uniquement via Tepco et le gouvernement Japonais. Alors que ce problème est mondial...

Regardez simplement cette carte actualisée sur une simulation de la zone d'impact des nucléides dans l'Océan Pacifique.


http://www.asrltd.com/japan/plume.php

Et que croyez-vous qu'il est en train de se passer avec la nourriture contaminée produite au Japon. Que ce soit par l'agriculture ou par la Pèche ?

Lisez cet article qui explique comment le poisson contaminé pêché au large du Japon va déjà atterrir dans les cantines cambodgiennes... Avec l'idée officielle toute humanitaire "de soutenir les pays en voie de développement tout e dissipant les craintes liées à la contamination radioactive" (sic).


http://japon.aujourdhuilemonde.com/japon-le-poisson-des-zones-contaminees-dans-les-cantines-cambodgiennes

Et si vous pensez encore que nous en Europe on est pas concerné... Que dire de cette dernière décision de l'UE concernant les importations alimentaires venant du Japon ?

Il a tout simplement été décidé de modifier la dernière circulaire sur le sujet devant l'idée officielle que le problème serait maitrisé et que les seuils de radiation qui seraient maintenant OBSERVES sur les aliments concerneraient seulement le Césium 134 et 137...
Pour les autres nucléïdes... PLUS DE CONTROLE !!
http://www.journaldelenvironnement.net/article/nouvelles-conditions-concernant-l-importation-de-denrees-alimentaires-du-japon,28451

Mais ici c'est plus net encore. Sur le journal officiel de l'Union Européenne en pdf...


http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ%3AL%3A2012%3A092%3A0016%3A002 3%3AFR%3APDF

Avec ici le passage qui nous intéresse particulièrement :

"Peu après l’accident nucléaire, des contrôles ont été imposés pour mesurer l’iode-131 et la somme de césium-134 et de césium-137 présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux provenant du Japon, des données ayant montré que le rejet de radioactivité dans l’environnement était, dans une large mesure, imputable à l’iode-131, au césium-134 et au césium-137, tandis que les émissions de strontium (Sr-90), de plutonium (Pu-239) et d’américium (Am-241) étaient très faibles ou nulles.

L’iode-131 a une courte demi-vie de huit jours; en l’absence de rejets radioactifs dans l’environnement de la centrale nucléaire touchée au cours des derniers mois, et eu égard au fait que le réacteur nucléaire affecté est désormais stabilisé et que de nouveaux rejets sont improbables, il n’y a plus d’iode-131 dans l’environnement ni, par conséquent, dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux provenant du Japon "

Ce qui veut dire que concernant la présence d'autres nucléïdes ou non hormis le Césium 134 et 137 il n'y a plus de contrôles en Union Européenne... Et ceci est donc entré en vigueur dans le silence le plus complet 3 jours après la date de parution... Donc le 1 avril 2012.

Vous le goûtez ce poisson d'Avril ?

Nous sommes suspendus à cette épée de Damoclès et au lieu toutes affaires cessantes... Guerres, élections bidons, réunions G20, FMI, FAO, BCE, etc.. Les dirigeants du Monde devraient décréter l'état d'urgence scientifique et environnemental. Et mettre tous les moyens MONDIAUX économiques et scientifiques pour essayer de lutter contre ce cataclysme mondial en cours...

Où est-il le politique digne de ce nom qui va avoir le courage de se saisir de ce problème ?
Moi je vois personne... A part ces deux diplomates japonais.
Mais eux oui c'est vrai, j'oubliais. Ils sont issus d'une famille...

De Samouraïs.

Le Dormeur doit s'éveiller...

 

 

 

 

 

 

Par Elias - Publié dans : Luttes vertes
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 12:21

janvier 30th, 2012  

Depuis 2004, près de 9 000 personnes étaient installées sur le terrain de Pinheirinho, à São José Dos Campos (Etat de São Paulo – Brésil). Le terrain était abandonné depuis 30 ans lorsqu’il a commencé à être occupé par des familles pauvres de la région. Il appartiendrait à l’entreprise Selecta, désormais en liquidation judiciaire, qui a à sa tête l’investisseur Naji Nahas. A la demande de l’entreprise, qui doit près de 10 millions en impôt à la préfecture de São José dos Campos, un procès a été ouvert à l’encontre de la communauté.

Le dimanche 22 janvier « Pinheirinho » a été brutalement expulsé. L’action a été orchestrée par la Police Militaire sous les ordres du gouverneur de São Paulo, Geraldo Alckmin. Près de deux semaines avant l’expulsion, les habitants de Pinheirinho se préparaient à résister à l’offensive en installant des barricades et construisant des armes et boucliers faits de matériaux récupérés. Ils assuraient qu’ils affronteraient la police en cas d’expulsion forcée. 

Quelques jours avant l’expulsion, le 17 janvier, le Tribunal fédéral ordonna de suspendre l’ordre d’expulsion, tandis que le Tribunal de l’Etat de São Paulo affirmait être le seul à même de prendre une telle décision. Malgré les contradictions entre les différents tribunaux, l’ordre d’expulsion a été appliqué, ce que l’Ordre des Avocats du Brésil a qualifié de « violation du pacte fédéral ».
Le dimanche 22 janvier, jour de l’expulsion, à 6 heures du matin, près de 2 000 policiers et gardes civils équipés de tenues anti-émeutes encerclent le terrain. Des véhicules blindés sont envoyés en première ligne, soutenus par les Troupes de choc et la ROTA (troupes d’élite de São Paulo). Deux hélicoptères Aguia survolent le site.

Les affrontements durent plus de 24 heures, au cours desquels les forces de police usent de flashballs et gaz lacrymogènes pour disperser les occupants qui résistent avec leurs armes de fortune et en jetant des pierres. Plusieurs véhicules sont incendiés, dont une voiture de la TV Vanguarda, annexe de la TV Globo, principale chaîne du pays.  30 personnes sont arrêtées au cours de l’opération. Selon la presse locale, un homme aurait reçu un tir d’arme à feu des forces de police et serait dans un état grave. Les occupants témoignent d’autres coups de feu et de plusieurs autres blessés graves.

La mairie de São José dos Campos installe un abri provisoire destiné aux familles expulsées, près du terrain. Beaucoup de familles rejoignant l’abri continuent à y protester, révoltés par une telle répression. La police militaire y effectue des intrusions violentes afin de « contenir » la population, à coups de matraques et gaz lacrymogènes.
Dans les abris improvisés, les assistants sociaux de la mairie font l’inventaire des familles. Des enfants sont séparés de leurs parents et envoyés à des foyers pour mineurs, sous prétexte qu’ils sont désormais sans-abri, et doivent donc être pris en charge par l’Etat. La mairie propose également aux occupant originaires des régions les plus pauvres du pays, à savoir le nord et le nord-est, des allers-simples pour y retourner.

L’accès au terrain est bloqué immédiatement après l’expulsion afin que tout y soit démoli. Depuis l’abri, les habitants de Pinheirinho peuvent voir leurs maisons être démolies, parfois avec leurs biens à l’intérieur. Près d’une semaine après, les expulsés continuent de dénoncer des cas de tortures opérées par les forces de l’ordre à l’encontre de certains occupants ainsi que de nombreuses disparitions. Beaucoup cherchent encore leurs proches, qu’ils ont perdus de vue lors des affrontements avec la police.

Les médias brésiliens ont rapidement oublié l’incident et, dans la presse, l’affaire fut classée, juste après la fin de l’expulsion. Mais que deviennent les milliers d’occupants expulsés de Pinheirinho? Beaucoup attendent dans les foyers, abris temporaires ou églises qui ont ouvert leurs portes à la recherche de leurs parents et amis. Selon les autorités, l’opération policière a été un succès, atteignant son objectif sans presque causer de blessés. Les habitants de Pinheirinho contestent la version des autorités et dénoncent les violences commises au travers de médias indépendants.  Pour la communauté de Pinheirinho, au delà des blessures physiques, restent les autres, et notamment celle d’être traité comme des bêtes qu’on mène à l’abattoir après 8 ans de vie sur le terrain.

 


 
Par Elias - Publié dans : Révoltes/Guerillas
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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 12:02

 

Difficile de parler rationnellement des Bérus. Qu’on les aimes ou pas, le « mythe » finit généralement par déformer la réalité. Pour se faire (enfin) une idée, Article11 a voulu les rencontrer. Loran, improvisé « porte parole » du groupe, a répondu présent, fixant rencard dans une brasserie de Montparnasse. Et ? Son apparence n’a pas beaucoup changé, non plus que son style et ses propos. Sur ses bras, les tatouages prennent un peu plus de place, voilà tout. « C’est ma femme qui me tatoue. Elle va me remplir totalement. Et à un moment, ouf : je ne serai plus blanc… Parce qu’être blanc, quand même, c’est un peu la honte… » Ça commence tout juste et on sait déjà que l’esprit Béru n’est pas mort.

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Tu t’es déjà demandé pourquoi tant de gens ont un rapport si passionnel avec les Bérus ?

Les Bérus, c’était la revanche des petits sur les grands. On parlait à ceux qui avaient 20 ans, on emmerdait les vieux et tous ceux qui avaient fait le système. On ne savait pas jouer, on avait un son pourri, on n’avait pas de thunes mais… on était les rois ! C’est pour ça que ça a tellement plu.
Et aussi, les textes parlaient aux gens. Dans ce qu’écrivait François, il y avait en même temps des références littéraires et politiques pointues et un côté accessible à tous. Le prolo punk de base, il ne s’y paumait pas. Les textes de François fédéraient, car on pouvait en faire plusieurs lectures. C’est très précieux ça.

A la base, il y avait surtout un esprit frondeur et anar, non ?

Au début, nos concerts étaient très puissants, surréalistes, quasi post-dada. Aujourd’hui, les punks se sont aseptisés et prennent la pose avec des crêtes millimétrées, le mouvement s’est complètement standardisé. Tandis que nous étions réellement dans la provocation, dans le dada.
Pour notre premier concert, on avait rassemblé des tracts facho, de l’OAS, des Brigades Rouges, de la Rote Armee Fraktion, d’Action Directe, et on les avait tous mélangé. On avait organisé notre concert autour de ça, soit 20 minutes de lecture scandée, avec pour but de se faire jeter. On se demandait combien de temps on pourrait tenir sur scène en lisant un truc aberrant… A chaque slogan concluant un tract, François donnait un coup de sabre et je disais : « A l’unanimité ! ». Et à la fin, les gens ont levé le poing. On hallucinait… Le groupe a commencé comme ça.

Qu’est-ce que tu retiens de ces années bérurières ?

Ma vie a changé avec les Bérus, c’était une époque démente. Pour nous, ça a été une alternative au suicide : on venait de la vague nihilistico-anarchistico-romantique qui considérait qu’il fallait mourir à 20 ans, que le monde était trop pourri ; finalement, si on est encore là à 44 ans, c’est grâce aux Bérus.
Ça m’a sauvé la vie, ça a sauvé celle de François, de Masto et de la troupe. Helno, quand il est parti fonder les Négresses Vertes, il a pas tenu longtemps en dehors des Bérus1. Sans le groupe, on aurait tous mal tourné.

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Il n’y avait pas de drogues dans les Bérus ?

Les conneries avec l’héro, on a fait ça très jeune avant de lâcher l’affaire. Moi, j’ai tapé de l’héroïne pendant une semaine vers 14 ans, je gerbais tout le temps. C’était glauque, ça m’a dégoûté pour la vie. J’ai pris à peu près toutes les défonces entre 13 et 15 ans, puis je me suis calmé parce que je me suis rendu compte que le cerveau est la meilleure des armes. C’est trop con de le détruire avec des trucs chimiques.
Dans les Bérus, c’était clair : pas de drogues dures. OK, on fumait des joints, on buvait de la bières par tonneaux, on tapait du speed, mais ça s’arrêtait là. Parce que la meilleure défonce, c’est l’attaque, le punk rock et les bouquins.
Par exemple, on a été clairs avec Helno : tu rejoins la troupe, mais tu ne prends jamais d’héro. Ni dans le camion, ni dans les loges… C’est comme ça qu’il a réussi à décrocher. Plus tard, quand les Négresses vertes ont signé chez Virgin, ils ont eu tout de suite une grosse avance. Et dès qu’un ancien junkie a une grosse avance, c’est mal barré…

Dès le début, vous avez fait jouer des potes avec vous ?

Ouais. On en emmenait toujours avec nous sur les tournées. Soit c’était des mecs échappés d’hôpital psy, qui généralement étaient accros aux médocs, soit des tox qui n’arrivaient pas à décrocher. Comme on ne prenait rien, ils étaient forcés de s’adapter. Ils vivaient le trip avec nous, en concert, et ça les sortait de leur manque, de leur merde. C’est pour ça que des mecs de la rue continuent à dire que les Bérus ont sauvé des gens, en les aidant à décrocher.
Pareil, on a vachement correspondu avec des taulards. A partir du moment où le mec nous écrivait une lettre qui nous touchait, on ne pouvait pas refuser. Un mec dans cette démarche, si tu l’envoies chier, devient deux fois plus violent quand il sort, il a la haine absolue.

Tu continues à voir les autres membres du groupe ?

Avec François, on reste en contact, mais de loin. François s’est tourné vers autre chose, vers le Vietnam, l’Asie. Il est historien au CNRS, maintenant, il connaît à fond tous les mouvements nationalistes vietnamiens depuis les années 1940. Il traduit aussi beaucoup et parle tous les dialectes viets. Bref, nos chemins ont pas mal divergé. Il est beaucoup plus discret, il n’a plus l’attitude provocatrice, on peut dire qu’il est intégré. C’est toujours un pote, mais il navigue dans d’autres sphères. Moi, je reste un enragé.
Par contre, Masto et moi et on se voit beaucoup plus, puisqu’on a fondé Amputé : c’est un commando bérurier. On n’est jamais annoncé, jamais payé, et on arrive par surprise. Et ce sont nos gamins, à Masto et à moi, qui chantent sur scène les morceaux des Bérus. Ils déchirent tout, on va sûrement faire un album avec eux.
Ça étonne souvent, mais on aime bien jouer avec nos gosses. Des enfants sur scène, ça créé le respect, les gens font plus attention et se gèrent. Il y a moins de gros lourds devant la scène, de gens qui confondent énergie et violence. Et nous, on a toujours voulu que nos concerts ne soient pas que des déchainements d’abrutis bourrés, que les filles puissent venir au premier rang.

Justement : d’où venait l’énergie démoniaque des Bérus ?

De forces qui tiraient dans des sens contraires, comme une pile électrique avec le plus et le moins qui créent ensemble une énergie. J’étais constamment en conflit, en confrontation intellectuelle avec François. C’est même arrivé qu’on s’engueule en concert, sous les masques. Personne ne voyait rien, mais on se traitait de tous les noms. Et c’est ça qui faisait l’énergie des Bérus. C’était le moteur, cette confrontation entre le côté intellectuel de François et mon côté animal.
Ça me fait penser à Narcisse et Goldmund, le bouquin de Herman Hesse : s’il y a un livre qui raconte l’histoire des Bérus, c’est bien celui là. Narcisse serait François, celui qui étudie et est plus rationnel (même si sur scène, il devenait un loup). Je serais Goldmund, le barde qui profite des bonnes choses de la vie… A la fin du livre, Goldmund se rend compte qu’il aurait bien aimé être Narcisse. Et c’est vrai que je me suis souvent demandé si je n’avais pas fait une connerie en restant enfermer dans ma personnalité.

Le mythe Bérurier Noir est lourd à assumer ?

Le groupe ne nous appartient pas vraiment. Il appartient davantage aux gens qui nous ont suivi, aimé, ce sont eux qui ont construit le groupe. Pour te dire, je connais même des gens qui aiment plus les Bérus que moi. C’est hallucinant… Ça peut être chiant, aussi : tout le monde a sa vision des Bérus et ne veut pas en démordre.
Il y a une mythologie que les gens voudraient inamovible. C’est très con. C’est pour ça que tout le monde a fait la gueule quand on a rejoué aux Transmusicales en 2003. Du genre : « Vous faites quoi les mecs, putain, vous cassez mon mythe ? ». Ce genre de réaction est tellement débile, ça donne juste envie de faire l’inverse. Bordel, s’il faut être conformiste pour un public soit disant punk…

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C’est pour ça que les Bérus ont de nouveau explosé, juste après s’être reformé, en 2003 ?

Non. En fait, François n’a pas supporté qu’on crée Amputé. On devait jouer avec lui, donc sous le nom Bérurier Noir, lors de la manifestation du premier mai. Mais la veille, il a tout annulé. Pour nous, par rapport aux collectifs qui organisaient le truc et avaient trouvé un camion et une sono, il était hors de question d’annuler. Du coup, on a fait un coup d’état avec Masto et on a monté le concert autrement, sous le nom Amputé. François a aussitôt envoyé une dépêche à l’AFP pour annoncer la dissolution de Bérurier Noir.

Tu t’intéresses encore au mouvement punk ?

S’il y a une idéologie du punk, elle est condensée en une seule chose : l’anti-conformisme. Quand tous les punks sont pareils, avec leurs petits cuirs et leurs petites crêtes, c’est tout le contraire. François, il sortait dans la rue tout heureux en beuglant : « Regardez, j’ai la robe de chambre de ma grand mère ! ». C’était beaucoup plus punk qu’un pseudo uniforme. Moi, je rêve de voir des punks danser en tutu classique…
Et puis, les punks sont devenus un peu bébêtes, avec leurs chiens et leurs capuches, ce côté teufeur, le genre à taper souvent son chien (ce que je ne supporte pas), à être alcoolo, à faire chier son monde… Le punk n’est plus là. Il est chez certains écrivains, chez certains cinéastes qui se battent… Ailleurs, en tout cas.

Il en allait autrement au tout début des années 1980…

Oui, on a vécu le début du punk. Mais on a loupé le mouvement digger, les beatniks originaux des Etats-Unis, hyper politisés. Je ne sais pas si tu as lu Do It, le livre de Jerry Rubin ? C’est un bouquin absolument génial, très punk. « Sois pas branque, braque la banque », c’est un slogan punk, non ? Après, les diggers ont mal tourné, avec la vague hippie chiante. Mais au départ, c’étaient des gens passionnants et très politisés.
Tout ça pour dire… on est forcément né à une époque, il faut s’y adapter. Pour les mecs qui avaient 20 ans dans les années 1990, c’est dans les free parties que ça se passait. Quand les mecs déboulaient avec 50 camions dans la foret, qu’ils créaient une zone où tout était gratuit, même la drogue, que l’argent existait plus… Là, il y avait une rébellion. Ça n’a duré qu’un temps. Les dealers sont arrivés, la thune, et enfin l’Etat. Et c’était mort.
Tout est comme ça. A l’époque des Bérus, on se foutait de la gueule des fanas de rock à l’ancienne : « Vous êtes ringards, les mecs. Vous écoutez de la musique des années 1960. On est en 1980. »C’est pareil avec les punks d’aujourd’hui : on est en 2008, ça a commencé en 1975… Ils sont ultra ringards, les punks actuels.
En plus, le mouvement a été totalement récupéré. Tu vas chez Jennifer, ils te vendent des T-shirts avec l’épingle à nourrice. T’as des créateurs qui fabriquent des T shirts déjà troués… C’est ridicule. Avec les Bérus, on a refusé pendant longtemps de faire de T shirts. C’est à la fin du groupe qu’on a accepté, parce qu’il y avait plein de connards qui le faisaient à notre place et amassaient des thunes.

C’est ce genre de choses qui vous a fait arrêter les Bérus en 1989 ?

Trop de gens ont essayé de profiter de nous. Tu ne peux plus être alternatif quand ça marche, c’est incompatible. Quand tu joues à l’Olympia trois soirs de suite et que c’est bourré à craquer, c’est dur de tenir le cap. On a fini sur cette note… Pleins de gens n’ont pas compris, d’ailleurs : pourquoi l’Olympia ?
A l’époque, c’était hallucinant qu’un groupe comme nous finisse à l’Olympia. Le directeur de l’Olympia était parti en vacances tellement ça lui faisait peur… C’est pareil quand on a joué au Zénith, le mec s’était fait porter pâle. Pour eux, on était comme les Huns, on allait tout ravager…
Note que pour le Zénith, ils n’avaient pas tort. Mais c’est de leur faute : à la sortie du concert, ces connards avaient mis 20 contrôleurs au métro Porte de la Villette. T’as des milliers de punk qui sortent de la salle en chantant « Nous sommes des rebelles » et 20 pauvres contrôleurs qui les attendent. Ils se sont fait éclater… Les mecs leur ont piqué leur uniforme, puis ils ont fait sortir le conducteur, et ils ont démarré la rame. La folie… Après, on a appris qu’il y a avait eu 250 flics en civil dans la salle. T’imagines ? 250 flics ont payé leur place pour un concert des Bérus. On leur foutait vraiment la trouille. Surtout quand on se piquait de lire au micro des messages pour la libération des militants d’Action Directe. Ça aussi, c’est mal passé…

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Ils vous l’ont fait payer ?

On s’est fait emmerder par les fachos, la dernière année. Ils n’osaient pas venir nous faire chier aux concerts, ils savaient que ça se serait mal passé. Mais ils venaient nous menacer à la maison. Coups de téléphones de menaces. Mecs qui toquent à la porte. François, ça l’a beaucoup marqué, ils ont attaqué son appart une fois, à vingt, à 3 heures du mat. Ils ont commencé à défoncé la porte et à gazer. Et les flics n’ont pas bougé quand il a les appelés, il a fallu que ce soit notre avocat qui les remue… Ça me foutait aussi la trouille, ces mecs qui surgissaient de n’importe où, te défonçaient et filaient en vitesse. Je devenais parano.

Tu as fait quoi, une fois terminé les Bérus ?

J’ai notamment joué avec Tromatism. Pendant cinq ans, nous n’avons joué que dans des squats, sans toucher un seul cachet. On a vécu comme des pirates, toute l’essence était pipée, toute la bouffe était chourée. C’était « l’autoréduction ». On débarquait dans un supermarché, on bloquait les caissières gentiment, on remplissait nos sacs, et on disait aux caissières : « Vous direz à vos patrons qu’il y a des gens qui sont venus faire de l’autoréduction. »
C’était l’aventure. On a même joué en Yougoslavie, pendant la guerre. Dans les camps de réfugiés bosniaques. On a réussi à passer la frontière et à jouer dans des camps musulmans, ce n’était pas vraiment facile. Avec nos locks et nos jupes, ça faisait une confrontation de culture terrible… C’est ça que j’aime : être là où personne ne t’attend. Ça me fait penser à un tract de la Rote Armee Fraktion : « Rendre l’impossible possible. » C’est ce que j’ai voulu faire de ma vie.

C’est presque une posture artistique ?

Artiste, ce n’est pas un métier. On l’est tous, mais il y a ceux qui le développent et ceux qui le développent pas. Les Bérus, c’était la démonstration de ça, que tout le monde pouvait être artiste : tout con, trois accords barrés, aucune technique…
Ça me fait penser à Antonin Artaud écrivant à un recteur : « L’art, on ne peut pas l’apprendre à l’école. Vous tuez les arts en faisant des écoles d’art. » C’est exactement ce qui se passe. Les mecs qui sortent des Beaux Arts filent direct dans la pub. L’artiste ne doit jamais penser à la thune, sinon c’est la fin.

Il n’y a plus de rébellion chez les artistes français ?

Le problème en France, c’est que depuis Mitterrand, les politiques font tout pour annihiler dès la naissance le germe de l’insoumission. Et il y a un contrôle ravageur de la sphère artistique. J’en veux énormément à Jack Lang. Il a beau dire qu’il aime bien les Bérus, qu’il aime les punks, il a infiltré le mouvement alternatif, pour le détruire. Il a cherché à le professionnaliser, il a incité tout le monde à entrer dans le système en créant le statut d’intermittent. Perso, je n’ai jamais été intermittent. Refus total. Je suis prêt bosser à l’usine, mais pas à être intermittent. Parce que la musique est un truc que je fais avec le cœur. Je ne peux pas être un fonctionnaire de l’état, un barde doit être libre.
Dès que tu es intermittent, tu coures le cachet, tu es obligé de faire des merdes, des concessions. Et puis, les petits organisateurs alternatifs ne peuvent pas te faire jouer : ça leur revient trop cher. Un groupe intermittent de cinq personnes coûte au moins 1500 € à l’organisateur, en comptant l’Ursaff. C’est énorme pour une petite salle.

Comment vois-tu les jeunes générations ?

A l’époque des Bérus, les gamins n’étaient pas lobotomisés par Internet, et beaucoup moins par la télé : la vie était dans la rue. Alors que maintenant, la rue, c’est le danger. Tu fais tout chez toi : tu baises sur internet, tu rencontres des gens sur le net, tu y fais tes courses, l’échange n’existe plus… Les gens finissent par trouver louche que tu leur parles dans la rue sans les connaître, ça les effraye. Il y a quand même un problème…
J’ai l’impression que les jeunes d’aujourd’hui sont complètement lobotomisés. Tu leur parles politique, ils n’ont rien à dire, sauf à réciter TF1. Aucune recherche personnelle… Moi, à 13 ans, j’achetais Libération tous les jours (celui de l’époque, hein…), et la plupart de mes potes faisaient pareil. Rien à voir avec cette culture de la bêtise acceptée par les jeunes aujourd’hui. Plus t’es nul, plus il te respectent.

Il te reste la Bretagne… Tu t’y es installé : tu y es heureux ?

Là bas, je suis vu comme un étranger, mais en même temps je suis bien intégré. La Bretagne est très ouverte à l’étranger, pas du tout xénophobe. C’est une terre d’accueil, je m’y sens comme un réfugié politique qui a fui Sarko. Ce n’est pas un fantasme, hein… La Bretagne est une terre de paysans, de gens qui ont l’habitude de trimer dur et de décompresser autant. Dans les fest noz, ils dansent, ils boivent, ils baisent… Tout le monde est là, le punk avec la grand-mère, il y a toutes les générations. C’est une culture en danger, mais qui n’a jamais cessé de se battre et de faire la fête. A l’inverse de la France, qui a peur de la fête, des rassemblements de jeunes, du bruit dans la rue…
La Bretagne, c’est aussi un milieu traditionnellement de gauche et d’extrême gauche, les fachos n’y sont pas les bienvenus. Il y a le côté régionaliste, mais juste parce que les Bretons veulent préserver une culture qui est en train se faire abîmer par les lois françaises. Vu comme ça, je suis aussi séparatiste : je veux que la Bretagne se sépare de Sarko…

Tu le détestes ?

Il est l’anti-tout. Anti-artistique ; je ne comprends même pas qu’un « artiste » puisse soutenir Sarkozy… c’est antinomique, l’art et Sarko. Que Carla Bruni, prétendue artiste de gauche, taille des pipes à Sarko, c’est monstrueux, c’est une image horrible… Lui, il est anti-amour. Anti-émotion. Anti-vie. Anti-humain. Tu ne peux pas voter pire.

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Tu as des projets ?

Je vis des trucs forts en ce moment. Rien qu’avec ce que les gens me donnent en Bretagne, je peux encore tenir dix ans. Et puis, je prends de plus en plus de plaisir à jouer. Avec les Ramoneurs de Menhirs, c’est un pied énorme, d’autant qu’il y a de plus en plus de monde à nos concerts. Je n’ai toujours pas une thune, je vis comme un rat, mais je suis heureux.
Sinon, j’attends avec impatience de devenir vraiment vieux. Parce qu’être punk à 80 ans, c’est quelque chose qui dérange encore plus. On fera des concerts dans les hospices avec Amputé. Imagine : « Lobotomie » joué par des petits vieux dans un hospice… C’est là qu’on sera au summum de notre impact. Et qu’on fera chier le plus de monde.



1 Helno est mort d’une overdose en 1993.

 

 

 

http://www.article11.info/?Loran-des-Berus-Les-politiciens

Par Elias - Publié dans : Musique
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 19:47

Suicide au travail : son employeur ne doit plus « dormir tranquillement »

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Nogent-sur-Seine – Le 22 juillet 2011, Jérôme Mansouri s’est donné la mort dans sa voiture de fonction. Dans une lettre retrouvée à ses côtés, il met en cause son employeur. Sa femme témoigne.

« Quand je serai grand, j’irai le voir. Je lui dirai qu’il a tué mon père. » Ces mots, prononcés par un petit garçon de 8 ans, résonnent dans la tête de Stéphanie Mansouri. Impossible pour elle d’oublier le suicide de son mari et celui qu’elle juge responsable, son employeur.

Les faits remontent au 22 juillet 2011. Au matin, Jérôme Monsouri se donne la mort dans sa voiture de fonction près du canal de Beaulieu. À ses côtés, il a couché quelques mots sur des feuilles de papier.

Ses premières pensées vont à ses proches. La suite de la lettre met explicitement en cause Patrick Debeaupuits [Patrick Debeaupuits, gérant de la société nogentaise de blanchisserie, n'a pas souhaité répondre à nos questions.], le gérant de la Société nogentaise de blanchisserie. « Je vous aime plus que tout mais là je ne peux plus, ce boulot me ronge, je ne dors plus, ne vis plus », écrit-il.

Le technicien de maintenance dénonce ensuite la pression exercée par son employeur en tête-à-tête, les accidents du travail « qui s’enchaînent » dans l’entreprise, les journées interminables. « Il subissait des pressions morales, il n’en pouvait plus. »

« Il (Patrick Debeaupuits, NDLR) me rappelle bien la responsabilité sur les organes de sécurité des machines mais ne veut pas arrêter sa machine pour rétablir l’ordre », explique Jérôme Mansouri dans sa lettre.

Un homme de caractère

L’homme de 38 ans occupe son poste depuis le mois d’avril et déjà, il a perdu du poids. « Ce n’était pas quelqu’un de dépressif, il avait du caractère, était passionné de chasse, proche de ses enfants… Il avait quitté son emploi dans une entreprise de Montereau pour rejoindre cette entreprise plus proche de chez nous. C’était une offre qu’il ne pouvait pas refuser », se souvient sa femme.

Mais le poste rêvé tourne en quelques mois au cauchemar. « Il disait que les machines étaient dans un état déplorable. Je lui ai dit d’arrêter ; son ancien employeur était prêt à le reprendre. Mais ça lui tenait à cœur. Il disait que c’était trop dangereux pour les autres salariés. Encore la veille de son décès, quelqu’un était tombé d’une échelle. Il ne voulait pas partir pour laisser les autres salariés dans une telle situation. »

Ce 22 juillet 2011, ce n’est qu’à 13h30 que Stéphanie Mansouri est prévenue. Elle ne verra pas son mari. Ni ce jour, ni plus tard. « Dès l’après-midi, j’étais aux pompes funèbres où on m’a demandé de choisir un cercueil. » La semaine suivante, ce père de deux enfants est inhumé à Sourdun. « Quelques jours plus tard, en réfléchissant, je me suis rendu compte que nous n’avions donné aucun habit. Il a été enterré complètement nu ! »

Une plainte pour harcèlement déposée

Vient ensuite le temps de l’enquête. La famille a en effet déposé plainte pour harcèlement. Mais elle se sent mise à l’écart. « On nous dit juste : les investigations se poursuivent », déplore sa femme.

La sœur du défunt, ses parents, sa femme insistent pour connaître l’avancée de l’enquête, se font assister d’avocats. « On a eu l’impression qu’ils voulaient enterrer l’enquête », souligne le père de Jérôme Mansouri. Sa sœur écrit au président de la République, à la Chancellerie. Aujourd’hui, l’enquête de gendarmerie est toujours ouverte sur ces éventuels faits de harcèlement moral dont Patrick Debeaupuis reste présumé innocent.

Le dossier devrait bientôt rejoindre le parquet de Troyes qui décidera des suites à y donner. « Je veux que cet homme qui a détruit ma vie et celle de mes deux enfants arrête de dormir tranquillement », souligne Stéphanie Mansouri.

Par Elias - Publié dans : Ça m'fait gerber
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 19:28

La liberté d'expression  commence avec vous !!!


Filmez les ! Montrez au monde ! Osez le montrer, faite le !

Par Elias - Publié dans : Répression policière/anti-militarisme
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 19:26

ATHÈNES (AFP) – « Laissez passer les secours ! ». Les brancardiers de la place Syntagma se fraient un chemin entre lanceurs de pierre et forces anti-émeute près du parlement grec. Un nuage de gaz lacrymogène les enveloppe. Quelques rues plus loin, les fenêtres d’un magasin crachent des flammes.



À Athènes, la somme des exaspérations s’est muée dimanche soir en rage inextinguible contre l’impasse économique et politique du pays. Un climat de guérilla urbaine d’une rare intensité a saisi la capitale grecque.

En contrebas du parlement où les députés débattent des mesures d’austérité réclamées par les créanciers du pays, un bruit de maillet scande les slogans protestataires : un homme, le visage dissimulé, fait sauter le marbre des escaliers de la station de métro pour se constituer des munitions.



 




Les devantures des grands hôtels, des boutiques du centre-ville subissent le même sort, selon une technique devenue rituelle lorsque les manifestations qui rythment le quotidien de la Grèce depuis deux ans prennent un tour houleux.

Dans les rues qui entourent la place Syntagma, de petits groupes de manifestants casqués ou cagoulés avancent vers les forces anti-émeute. Les pierres volent et rebondissent sur les boucliers transparents.

Un pas en avant, deux pas en arrière, les gaz lacrymogène tirés en riposte font reculer les assaillants et tous les manifestants qui se tenaient en retrait. Course folle dans les rues adjacentes pour échapper au nuage blanc qui attaque le nez et brûle les yeux. En espérant ne pas se trouver pris en tenaille avec d’autres affrontements.

Le passage des brancardiers aux vestes rouges qui viennent secourir un homme à bout de souffle provoque les applaudissements de la foule. « Laissez passer les secours ! », lancent-ils à l’adresse des protestataires comme des forces de l’ordre.

Selon le ministère de la Santé, 54 blessés ont été dénombrés au cours de la soirée.





Au pied du parlement, où les manifestants affluent et refluent par vagues, en fonction des heurts, un homme s’époumone au mégaphone : « avancez, remplissez la place, ne vous laissez pas intimider. Ce soir, envoyons au monde l’image de la dignité du peuple grec ! »

Au fil de la soirée, la place se vide mais la foule reste dense dans les rues voisines où les incidents se déplacent avec une intensité rarement atteinte dans les mobilisations précédentes : pas moins de quinze bâtiments étaient en feu en milieu de soirée.

Selon des photographes de l’AFP, des manifestants ont fait usage pour la première fois de pistolets lance-flamme et de bombes incendiaires, en plus des habituels cocktails molotov.

Visibles à plusieurs centaines de mètres, les flammes qui ravagent un magasin jouxtant l’un des plus anciens cinémas d’Athènes déchirent l’obscurité. Les pompiers ont du mal à se rendre sur les lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues.

Un vélo slalome entre les morceaux de marbre blanc et les débris noircis qui tapissent une artère centrale. En l’air au milieu de la rue, un téléphone décroché se balance au bout d’un câble.




Athènes : les manifestations dégénèrent, une dizaine de bâtiments en feu
Une dizaine de bâtiments vides étaient en flamme dimanche soir dans le centre d’Athènes, incendiés pour la plupart par des jets de cocktails molotov en marge des manifestations anti-austérité, ont indiqué les pompiers.





« Une dizaine de bâtiments sont en flammes, dont la plupart par des cocktails Molotov », a indiqué à l’AFP Nikolaos Tsongas, porte-parole des pompiers selon lequel les véhicules de pompiers ne peuvent pas s’approcher des lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues.

Dans la rue Stadiou, un bâtiment d’un étage, siège d’un magasin de cristaux de luxe et le cinéma voisin brûlaient encore vers 19H45 GMT malgré l’intervention de deux brigades de pompiers, a constaté un journaliste de l’AFP. Le magasin à l’enseigne Kosta Boda, voisin d’un cinéma, brûlait depuis une heure lorsque les pompiers sont arrivés vers 19H00 GMT.



Le toit en céramiques s’est effondré, les flammes passant au dessus et gagnant le cinéma Attikon, un des plus connus de la ville.

Dans la soirée, la rue Stadiou où se trouve le magasin en feu et le cinéma, qui part de la place Syntagma, a été le théâtre d’affrontements entre la police et des groupes de manifestants. Le sol de la rue est jonché de bouts de marbre utilisés comme munitions par les manifestants.






Premiers incidents dès l’après-midi

Les premiers incidents ont éclaté quand des groupes de contestataires ont fait pression sur un cordon des forces anti-émeutes devant l’esplanade du soldat inconnu, en contrebas du parlement, selon les images en direct du site internet Zougla.

Près d’une heure après le début du rassemblement, à 18H00 heure locale (16H00 GMT), la police évaluait le nombre des manifestants à quelque 25’000. Une estimation pouvant laisser augurer, si l’afflux se poursuivait, d’une très importante mobilisation rappelant celle des grands sursauts contestataires de juin et octobre, lorsque 50’000 à 100’000 personnes s’étaient massées sur la place Syntagma.

En début de soirée, on estimait, toujours de source policière, qu’environ 80’000 personnes ont manifesté à Athènes et 20’000 à Salonique.

Dans la foule, repliée sur le bas de la place, les syndicalistes côtoyaient jeunes aux cheveux ras brandissant des drapeaux grecs, militants communistes et sympathisants d’extrême gauche, dont beaucoup portaient des masques pour se protéger des gaz irritants.






« Un vote crucial, l’un des plus difficiles de l’histoire »


Le président du parti de droite Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, a appelé dimanche les députés grecs à voter en faveur du paquet d’austérité, malgré les violentes contestations qui embrasent les rues d’Athènes.

« Le vote est déterminant et crucial, c’est l’un des plus difficiles de l’histoire » a dit M. Samaras à la tribune du Parlement, devant lequel des affrontements sporadiques entre manifestants anti-austérité et forces de l’ordre se poursuivaient dimanche soir.

La Nouvelle Démocratie est le seul participant à la coalition gouvernementale aux côtés du Pasok (parti socialiste) après le retrait du Laos (extrême-droite), vendredi, en réaction aux mesures.

Le premier mémorandum d’accord entre la Grèce et ses créanciers (UE et FMI) en mai 2010 était une « recette erronée » a dit M. Samaras.

En mai 2010, un premier mémorandum d’accord entre la Grèce et ses créanciers (UE et FMI) accordait à la Grèce un premier prêt de 110 milliards d’euros en échange de mesures d’austérité et d’assainissement budgétaire. Il a contribué à sauver la Grèce de la faillite jusqu’à présent et à maintenir le pays dans la zone euro, mais sur le plan intérieur, il a aussi débouché sur une aggravation de la situation économique.

« Mais actuellement la dette n’est pas viable, et aujourd’hui notre maintien dans la zone euro est mis en cause, nous sommes menacés de faillite », a-t-il ajouté.

« S’il y a une banqueroute incontrôlée, nous allons vivre dans la terreur, pour éviter le gouffre, je vous appelle à voter le nouveau prêt et changer les politiques actuelles, mais pour changer il faut éviter le gouffre et assurer la survie du pays » a-t-il dit.






Alors que le nouveau plan d’austérité que veut imposer le gouvernement prévoit une baisse de 22% du SMIC, la réponse sur un mur d’Athènes : "Avec 400 € par mois tu ne vis pas, tu te soulèves !"

Le ministre des Finances brandit le spectre d’une « faillite » du pays

À l’intérieur du parlement, dont les abords étaient gardés par quelque 3000 policiers, les discussions battaient leur plein, marquées par de fréquents incidents de séance entre les rangs gouvernementaux et l’opposition de gauche.

« D’ici à dimanche soir, le parlement doit avoir adopté » le nouveau programme de redressement, sous peine sinon d’une « faillite » de la Grèce, a lancé, visiblement tendu, le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos.

Il a souligné que l’Eurogroupe, qui pourrait se réunir mercredi, réclamait cet aval en préalable au déblocage du deuxième plan de sauvetage du pays, combinant renflouement via des prêts publics de 130 milliards d’euros et désendettement via l’effacement de 100 milliards d’euros de créances.

Le pays espère entamer cette dernière opération avec ses créanciers privés d’ici au 17 février, a précisé M. Vénizélos. Le représentant des créanciers privés, Charles Dallara, a lui aussi appelé les députés à voter oui, et prévenu que la Grèce n’avait plus une minute à perdre, dans un entretien avec le quotidien Kathimérini.







Pour le Premier ministre, c’est le plan de sauvetage ou le « chaos »

Le Premier ministre Lucas Papademos avait aussi averti samedi que la Grèce jouait sa survie financière et son maintien dans l’euro, pour empêcher le « chaos ».

Son gouvernement de coalition socialiste-conservateur dispose d’une majorité théorique de 236 députés sur 300, qui pourrait être réduite par une vingtaine de dissidences annoncées ou présumées, mais sans qu’un rejet ne soit dans l’immédiat jugé probable.

Sans cet aval, la Grèce n’a aucune chance de recevoir le moindre centime d’aide pour éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars, à l’échéance de créances de 14,5 milliards d’euros.

Les dirigeants socialistes, Georges Papandréou, et conservateur, Antonis Samaras, ont également prévenu leurs députés que tout écart vaudrait exclusion, à un moment où la dureté de la cure prescrite craquelle le système politique.

Le plan ouvre notamment la voie à une chute brutale des salaires dans le privé censée redonner de la compétitivité au pays.



 






Pour les syndicats on creuse le « tombeau de la société »

La Grèce « à l’heure du jugement », titrait Kathimérini, tandis que To Vima (centre-gauche) estimait que le pays était secoué par un « séisme » mettant « politique, économie et société en morceaux ».

Les syndicats ont jugé que ce plan faisait le « tombeau de la société », tandis que la gauche communiste et radicale a réitéré au parlement sa demande d’élections immédiates, considérant que la Grèce n’a rien à perdre à mettre ses créanciers au défi de la lâcher.

Entravée par le débrayage des transports, la mobilisation avait été limitée à l’occasion des premières manifestations qui ont rassemblé jusqu’à 20’000 personnes en marge de grèves générales mardi, puis vendredi et samedi.

Les députés devront se prononcer pour un texte qui prévoit notamment un abaissement de 22% du salaire minimum, ramené à 586 euros brut sur 14 mois, la suppression dans l’année de 15’000 emplois publics et de nouvelles coupes dans certaines retraites.

Le vote portera aussi sur les modalités du programme d’échange d’obligations avec les créanciers privés pour réduire la dette souveraine à 120% du PIB d’ici à 2020, ainsi que sur le schéma de recapitalisation des banques grecques.

L’accord gouvernemental affiché jeudi sur ce plan s’est vite fissuré, avec la démission dès le lendemain de six membres du gouvernement : deux socialistes et quatre cadres de la formation d’extrême droite Laos, qui avait rallié en novembre le gouvernement de coalition.

 

 

 

 


 

 

 

 

Alors que nous écrivons ces lignes, la ville brûle toujours et les combats continuent dans la zone d’Exarchia et de Monastiraki, tandis que la police anti-émeute a repris le reste de la ville où patrouillent sans merci des flics-motards et des colonnes de voltigeurs Delta qui font la chasse aux pillards.



Athènes a vécu un soir d’insurrection.

Un, deux, trois millions de personnes ont pris les rues et ont livré bataille, très dure et de grande ampleur, pendant plus de sept heures face à une armée de flics qui quadrillent la ville en ce moment et sécurisent militairement le Parlement.

Pillages, incendies, barricades enflammées, bombes, cocktails Molotov, le chaos de la révolte s’est substitué au chaos de la misère.



Toute la journée la ville fut étrangement calme, silencieuse, vide, en particulier à Exarchia, sous une pluie diluvienne. Exarchia fut totalement encerclé par des centaines de voltigeurs Delta et la fac de Droit, bastion des anarchistes révolutionnaires, fut assiégée par des centaines de MAT en tenue de combat. Plusieurs dizaines d’arrestations préventives furent à déplorer tandis que la police bloquait toutes les stations de métro menant à Syntagma.

À partir de 16 heures, un soleil flamboyant et chaud baigne de nouveau les rues de lumière et, presque instantanément, le peuple sort. Par centaines, par milliers, par centaines de milliers, finalement par millions. Des foules entières bloquent systématiquement tous les carrefours. Les avenues se vident de toute circulation pour laisser place à une masse populaire incalculable.

17 heures, les combats commencent à Syntagma face au Parlement.

La bataille révolutionnaire du peuple durera dès lors jusque 23h30. Les informations précises manquent encore, mais il semble qu’il n’y ait pas de mort.



Est-il nécessaire de se donner la peine de toute façon vaine de tenter de « décrire » un soir d’insurrection ? Des bâtiments entiers ont brûlé, par plusieurs dizaines, dans tout le centre d’où montent encore les épaisses colonnes de fumée noire. De grandes banques la plupart du temps, des boutiques de luxe et autres carcans du Capital. Un théâtre aurait brûlé, la bibliothèque nationale également, cela n’est ni bien ni mal, a été fait ce qui devait être fait. D’après nos premières infos, il y aurait eu au moins cinq grandes zones de combat à travers toute la ville. En ce qui concerne le front parmi les plus violents de l’artère entre la place Omonia et la place Syntagma, les combats furent terribles. De nombreux blessés graves, crânes ouverts par des éclats de grenade, au sol asphyxiés, que les combattants ramassaient et traînaient à l’arrière avant d’arrêter l’une ou l’autre ambulance qui dévalaient en trombe parmi la foule révolutionnaire. Une quinzaine de barricades enflammées furent dressées sur à peine deux ou trois kilomètres d’avenue où les combats se concentraient. À l’avant sur la zone de front à peine quelques milliers de combattants, puis un no man’s land de quelques centaines de mètres et enfin la masse populaire, immense, innombrable, invincible, forte d’une formidable clameur.


Encore une fois, les combats furent terribles. Quand la police tirait plusieurs salves de grenades offensives et explosives et chargeaient par centaines, la foule reculait en désordre avant que les combattants scandent un cri de guerre repris par la suite par des centaines de milliers de personnes d’une même voix peu avant que plusieurs milliers de personnes se mettent à charger les lignes ennemies fuyant en désordre.


Le temps des accalmies irréelles, durant lesquelles pendant une demie-heure les combattants se relaient sur la zone de front, se soignent à l’arrière, fument une cigarette, font tourner boissons et mallox, avec un calme et sang-froid évidents, alors que 100 mètres plus haut ça canarde violemment.


FIN DE LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE

Après les grands incendies, ce fut les pillages. De supermarchés, de magasins, de kiosques, et même… d’armureries. De sorte qu’à un moment de la bataille, des personnes se promenaient tranquillement avec des kalachnikov, des boucliers, des sabres, tandis que tous les revolvers et fusils disparurent presque instantanément.


La question à présent reste la suite des événements : l’armée dans les rues ? Deuxième journée d’insurrection ? Putsch fasciste ? Terreur répressive ?

Pour l’heure les occupations tiennent, et de nouvelles préfectures et mairies seraient occupées un peu partout.

Une chose est certaine : en Grèce, nous n’avons plus peur !


Faitent tourner cette info, partager la, copier la ! Il faut que le monde sache !

Par Elias - Publié dans : Révoltes/Guerillas
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 14:46

Ouvrier, tu penses qu'ils sont tous pourris, tous démagos. Ouvrier, tu es dégouté de la politique. Ouvrier, tu es déçu du syndicalisme et du communisme qui représentait ton espérance...

Est ce une bonne raison pour voter marine le pen ?

 

Tu penses qu'elle s'exprime bien, qu'elle est une grande oratrice?

Elle est de loin la plus grande manipulatrice, tu veux un exemple ? le voici :link

 

Tu serais prêt à élire une femme incapable de faire des aditions, on a déjà eu le "casse toi pauv'e con" et le "touche moi pas" de notre célèbre président et tu serai prêt à réditer l'expérience?

 

Ouvrier, n'as tu pas retenu la leçon des années trentes, ne vois tu pas à quoi mêne le fait de faire du nationalisme et du socialisme? As tu oublier l'allemagne nazis et ses atrocités?

Ouvrier, je t'invite à bien réfléchir, car c'est toi qui décidera de l'avenir de tes enfants 

 

Ouvrier, ne tombe pas dans la haine des élites, est des étrangers. Chaque crise à ses boucs émissaires, avant c'était les juifs maintenant on attaque nos frères musulmans !

 

Ouvrier, je t'en conjure réfléchis avant de nous plonger dans un jour encore plus sombre que le 21 avril 2002 !

Ouvrier, tu veux en discuter ? je t'invite à venir nous parler !

N'oublies pas le fait que le fn joue sur un sentiment d'insécurité et sur la peur contre la contrôlé car raison et sentiments ne font pas bon ménage !

 

Ouvrier, tu as encore le temps d'y réfléchir et de sauver l'avenir de tes enfants !

 

 

Raven lyme


 

 

Par alterzine - Publié dans : politique
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 20:02

6 soldats du Royaume-Uni s'amusent à frapper lâchement des enfants ! Ils sont bien minables et cons jusqu'au bout ces salauds de soldats ! 

Et ce connard de caméraman qui jouie devant cette scène !

Si vous avez du coeur, merci de faire tourner cette vidéo!

 

Par Elias/Roman - Publié dans : Répression policière/anti-militarisme
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